Plus de 20 ans chez MUS ! Des employé.e.s qui ont vu plus de la moitié de la vie de la Fondation
Musicaction a eu 40 ans cette année. Mais saviez-vous que 8 membres de notre équipe ont dépassé les 20 ans de service à la Fondation ? Ça représente un tiers de notre équipe !
On leur a demandé de nous raconter des anecdotes de leurs premiers jours 😉

Jérôme – Depuis 1994, un analyste au coeur de rockeur.
Quand j’ai commencé à travailler chez Musicaction, je me disais : « Un an, pas plus. Je ne suis pas un gars de bureau. Je vais me créer des contacts et enregistrer mon propre album. » Comme quoi on ne connaît jamais vraiment son avenir… Trente et un ans plus tard, je suis toujours ici — et je n’ai pas sorti une seule chanson !
Cela dit, je me considère extrêmement chanceux d’avoir pu accompagner tant de personnes dans la concrétisation de leurs projets. Et honnêtement, je referais exactement le même choix demain matin.
En terminant, ma plus grande réalisation à Musicaction, c’est d’avoir embauché Louise Chenail 😊
Lorsque je suis arrivée chez Musicaction… j’étais enceinte de 30 semaines ! Une partenaire de travail avait croisé la DG d’alors qui cherchait une analyste. Celle- ci m’a appelée pour le poste. Après une très courte rencontre, j’ai commencé sur le champ. Comme quoi la vie fait parfois très bien les choses — et quand j’ai envie de travailler, c’est visiblement difficile de m’en empêcher.
Côté pratique : Je peux mesurer mes années d’ancienneté avec l’âge de mon fils !

Louise – Depuis 1997, accompagnée par Jérôme, son seul collègue actuel qui était déjà là à ses débuts.

Nicole – Depuis 2002, elle nous fait refaire nos comptes de dépenses !
Depuis mes premiers jours à Musicaction, j’ai toujours eu un Jérôme farceur à mes côtés ! À force de me côtoyer, il a même développé un talent insoupçonné : imiter ma voix au téléphone. Au point que, lors de chaque nouvelle embauche, il s’amuse à appeler les recrues en se faisant passer pour moi et leur demande de monter à mon bureau pour remplir des papiers administratifs. Résultat : des collègues un peu perplexes… puisque je ne les ai jamais appelés ! De la confusion, oui, mais surtout de grands éclats de rire.
Dans la première année de mon arrivée, on a fait un coup monstrueux à Jérôme qui, il faut le savoir, était (et est toujours) un joueur de tours inégalable. Il a moins ri lorsque nous l’avons piégé à notre tour avec la complicité d’un fonctionnaire du ministère du Patrimoine canadien, qui lui a fait croire qu’il était en conflit d’intérêts sur un dossier… Hilala! Il nous en a voulu longtemps! L’arroseur était bien arrosé cette fois.

Anne-Karine – Depuis 2004, l’élève qui a dépassé le maître.

Mylène (à droite) – Depuis 2004, elle gâte l’équipe avec les meilleurs desserts maison !
Quand j’ai commencé à la Fondation en 2004, tout se faisait à la main. Absolument tout. Des formulaires papier, remplis au stylo, envoyés par la poste… puis retournés, reclassés, réorganisés.
Les preuves de paiement arrivaient sous forme de chèques photocopiés qu’il fallait découper, brocher ou coller à la bonne facture — une à une. Résultat : des heures passées à ouvrir des enveloppes, découper, coller, perforer, classer…
Aujourd’hui, ce petit exercice de bricolage administratif a disparu. Quel gain de temps… et d’arbres ! Il reste tout de même une petite nostalgie : celle des demandeurs qui passaient au bureau signer leurs contrats ou remettre leurs documents en main propre.
Le processus de jury chez Musicaction a bien changé au fil des ans ! Jusqu’en 2006, on se retrouvait tous dans nos bureaux pour des journées entières de délibérations. Imaginez : des professionnel.le.s de l’industrie, tous autour de la même table, à s’entendre (ou pas) sur quels projets seraient soutenus.
Puis est venu le temps des CD : chaque juré.e recevait ses copies de mp3 et textes par messager, à écouter tranquillement chez soi… Vous auriez du voir la pile de CD à transporter !
Aujourd’hui, tout se passe directement en ligne : écoute, lecture, évaluation… et une chance ! Avec le temps, le nombre de juré.e.s et de projets reçus a doublé ! Comme quoi, même les traditions les plus minutieuses finissent par se moderniser.

Jacinthe (à droite) – Depuis 2005, pourrait se construire une maison avec des boites de CD.

Nathalie – depuis 2005, experte équestre à l’aventure rencontre musicien.ne.s et se fait des ami.e.s partout dans la francophonie.
Une aventure qui a commencé par un tour de calèche… il y a 21 ans ! À l’époque, nos bureaux étaient dans le Vieux-Montréal, rue Ste-Hélène. À la sortie de mon rendez-vous d’embauche, le poste tout juste en poche, j’ai crié, : « Monsieur ! Monsieur ! Emmenez-moi rêver ! »
Je suis montée dans la calèche, assise au fond sur le petit banc de bois, le regard pétillant, l’air joyeux, la tête pleine de mystères. Je m’imaginais déjà dans ma nouvelle aventure…
Oh non ! Jamais, au grand jamais, je n’aurais cru que ce tour de manège durerait si longtemps. Qu’il ne s’arrêterait pas au parquet du bureau du Vieux-Montréal… mais me mènerait, surprise !, jusqu’à ryder mon poney, d’un océan à l’autre, à la rencontre de la grande famille de la francophonie canadienne et des musiques de chez nous !
Il y a 20 ans, quand j’ai commencé à Musicaction, tout passait par le papier. Les demandeurs déposaient leurs dossiers en personne, et notre mission du jour était simple… mais monumentale : étamper chaque page, chaque document, chaque copie pour confirmer leur réception. Toute la journée, rien que ça !

Doris – Depuis 2006, a encore de l’encre sur les doigts.