Projecteur sur Gourmet Délice
Un artiste devenu entrepreneur
Entre les 20 ans de sa boîte de disques Bonsound et la réédition des albums des Secrétaires Volantes, on a souhaité poser quelques questions à Gourmet Délice, un artiste devenu un entrepreneur soutenu par Musicaction.
D’où vient le nom « Gourmet Délice » ?
En 1993, j’ai rejoint les rangs du groupe Les Secrétaires Volantes à Québec et les membres s’appelaient La Poufiasse, Pâquerette Cocktail, Johnny Lubrique et Phil Retors.
Peu de temps après, on se rendait à une entrevue filmée pour une émission de la chaîne télé communautaire locale quand j’ai vu un étalage de boîtes de biscuits Gourmet Délice dans un magasin Miracle Mart (ancêtre des Walmart/Dollarama etc., situé dans le célèbre mail St-Roch de Québec). J’ai donc choisi ce nom, pour avoir moi aussi un nom de scène, et comme mes parents opéraient un salon de thé / pâtisserie et étaient plutôt épicuriens, ça prenait tout son sens. En plus, ça me faisait un prénom et un nom de famille. Formule gagnante! Le reste appartient à l’histoire.
Quel souvenir te vient en tête lorsqu’on parle de tes premiers pas comme entrepreneur ? Un souvenir ou une anecdote qui est marquante pour toi quand tu penses à tes débuts.
Je me souviens beaucoup du fait que, pour ma part du moins, j’étais vraiment dans un esprit « ça passe ou ça casse ». Dans le sens où, j’ai décidé que je voulais tenter le tout pour le tout, plutôt que de toujours avoir un emploi pour gagner ma vie et faire de la musique, gérer les projets liés à la musique, en parallèle. Miser max sur la musique et tout ce qui l’entoure. Et donc quand l’opportunité de partir une compagnie avec des gens motivés comme je l’étais est arrivée, j’ai foncé, on a foncé, sans compter les heures, sans regarder en arrière, et aussi sans savoir ce qui ressortirait de tout ça. Cet état d’esprit est très grisant, unique et impossible à reproduire!
Quelle grande scène t’a particulièrement marqué — comme artiste ou comme entrepreneur — et pourquoi celle-là en particulier ?
Le spectacle des New York Dolls au FEQ, en 2006 (je crois). La soirée se déroulait au Pigeonnier et il y avait Les Breastfeeders, Le Nombre (j’y jouais aussi comme bassiste), The New York Dolls et le groupe qui clôturait était Les Secrétaires Volantes qui faisait un retour pour l’occasion. J’ai donc fait deux spectacles ce soir-là, j’étais le gérant des Breastfeeders (incidemment le groupe par lequel Bonsound est arrivé), mes deux groupes sur scène et un groupe mythique de la scène rock’n’roll garage = grosse soirée!