Saviez-vous comment… La Fondation Musicaction est née ?
En cette année du 40e anniversaire, la Fondation Musicaction s’est replongée dans ses archives, s’est reconnectée à ses origines et à sa raison d’être. L’événement anniversaire du 9 septembre 2025 a accueilli une exposition retraçant l’historique de la Fondation, permettant au secteur musical de revisiter 40 ans d’histoire.
À travers quelques billets d’actualité, nous vous invitons à découvrir ou à revivre cette exposition, accompagnée de commentaires qui vous transporteront à travers les décennies de soutien à la production musicale portées par la Fondation.
Pour voir les 40 ans d’histoire en détail, c’est par ici
Les prémices et la création
Les prémices – La mise en œuvre de la Fondation découle directement d’une promesse faite par la radio CHUM Ltd au CRTC dans le cadre de son acquisition des stations montréalaises CHOM et CKGM en 1985. Ainsi, CHUM sera la première à contribuer au fonds de départ de Musicaction, suivie par Standard Broadcasting. Les deux premiers contributeurs de la Fondation auront donc été des entreprises de radiodiffusion anglophones !
Rob Braide de raconter à propos d’un appel reçu de Duff Roman, alors directeur des opérations de CHUM : « Duff, le fondateur de FACTOR (1982), me dit qu’il pourrait convaincre plusieurs radiodiffuseurs francophones de se joindre à CHUM pour fournir des sommes permettant de créer une organisation pouvant appuyer les talents québécois à l’aide de contributions au titre du Développement du contenu canadien. »



La création – Le 9 septembre 1985, des professionnels de la radio, du disque et du spectacle créent Musicaction pour soutenir le développement de la musique francophone d’ici. Le premier conseil d’administration et l’assemblée générale ont lieu le lendemain, rue Ste-Catherine à Montréal.
Malcolm Scott de Radio Futura (CKOI-CKVL) est nommé président, rôle qu’il exercera pendant 5 ans. Michel Gélinas devient le premier directeur général. Autres premiers administrateurs : Gregory Stewart, Denys Bergeron, Rob Braide et Shelley Stein-Sacks. En octobre, 2 nouveaux administrateurs se joignent au CA : Rosaire Archambault d’Archambault Musique et Paul-Émile Beaulne de Radiomutuel.
La recherche de commanditaires radiodiffuseurs et l’harmonisation des programmes avec FACTOR, le pendant anglophone de Musicaction, animent les discussions. On y amorce la mise en place de FACTOR/CTL-MUSICACTION CANADA (FCMC) dont le mandat est de solliciter l’aide financière du ministère des Communications.
Premier accord de financement avec le gouvernement fédéral
Cet accord historique découle d’une décision courageuse de l’Honorable Marcel Masse, ministre sous le gouvernement progressiste-conservateur de Brian Mulroney, lors de la création du programme d’aide au développement de l’enregistrement sonore (PADES) : celle d’en confier quatre des huit volets à l’entreprise privée, pour une gestion plus légère et plus efficace.
C’est sa successeuse au ministère des Communications, l’Honorable Flora MacDonald, qui signera cette entente pour la gestion des volets Enregistrement sonore, Vidéoclip, Tournée internationale et Radio Souscrite.
3,7 M$ sont ainsi consentis annuellement pour une période de cinq ans, dont 60 % à FACTOR et 40 % à Musicaction.


Premiers programmes et premières acceptations
Le programme par jury Enregistrement sonore, composé du Prêt (45 tours, mini-album et album) et de la Bourse à la relève lors des Rencontres de Radioactivité et du Gala de l’ADISQ est lancé 25 octobre 1985.
Les premières bourses et premiers prêts approuvés comprennent Paparazzi et Estelle Esse, tandis que le premiers prêts visant la production d’album approuvés vont à Pierre Flynn, Audiogram et Uzeb.



En 1986-1987, les trois premiers prêts vidéoclip sont accordés à Marie-Denise Pelletier, Rock et Belles Oreilles et Richard Séguin. La mise en place du programme coïncide avec l’arrivée de Musique Plus !
Dans les mêmes années, les premiers statuts de compagnies reconnues sont attribués à 10 entreprises, dont Audiogram, Disques Artiste, Disques Isba, Disque Kappa, Disques Star et GSI.
Enfin, les premières contributions à la tournée internationale sont attribuées à Diane Dufresne et Édith Butler.
1985 à 1995 : la Fondation dans les médias
De 1985 à 1995, des artistes remettent symboliquement leurs certifications à différents ministres afin de remercier le gouvernement fédéral pour son soutien à la chanson francophone.



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Ensemble, de vos premières notes à vos plus grandes scènes
1985 à 1995 : Un aperçu des premiers projets financés

Et en bonus… Les disques certifiés de la première décennie de la Fondation !
